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Silicon Maniacs

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06/03/2008 - 1 mois déjà ( Administrator)

Par Stéphane Distinguin, Président de Silicon Sentier

Retrouvez la vidéo de l'inauguration de La Cantine sur  : http://www.dailymotion.com/la-cantine/video/7736470

 

Un mois déjà

J'étais tellement sur le nuage de cette inauguration. Ou ouverture plutôt parce que ce qui qualifie le mieux La Cantine, c'est l'ouverture.
Ouverte aux idées, aux projets, à des participants différents qui apportent tous "quelque chose" et repartent avec "autre chose".
Une ouverture à défendre aussi tant il semble que ce projet est de plus en plus communautaire. Effectivement, il en a fallu du travail et des risques, très majoritairement pris par Silicon Sentier, pour en arriver là. Et maintenant que nous y sommes, nous nous rendons compte qu'ils sont quelques uns à voler au secours de la victoire... la rançon du succès sans doute ;-) mais il est trop tôt ou trop tard, et en tout cas certainement pas dans l'esprit de Silicon Sentier de ne pas partager. Open innovation quand tu nous tiens !
J'ai attendu un peu d'introspection, de dissection, de retours extérieurs pour en parler.

Un grand merci d'abord et avant tout aux Cantiniers, Marie, que j'appelais déjà notre Madelon avant La Cantine, Marieno et Marie D. qui ont chacune apporté ce qui manquait au Silicon Sentier (à part les sous ;-) ) pour réussir ce projet très ambitieux
Paul pour son sens des détails et de la verticalité, sa disponibilité. Jean-Baptiste, parce que pour un playboy, c'est une sacrée bonne fée. Je n'oublie pas Christel et Christophe, l'une est allée jusque à donner son fils (Nathanaël le jeune homme très utile souvent derrière le bar et son mac à La Cantine) et l'autre à remettre à plus tard des projets majeurs pour l'avenir du monde militant. 1000 mercis comme dirait Yseulys.

L'occasion donc de revenir sur une soirée inoubliable. Du stress, des stars, du monde partout. Des retours pendant et après la soirée : "j'ai tout mon facebook ici ce soir !", "je peux enfin se faire rencontrer des amis qui ne se croisent jamais". Des sourires partout. Au moins un par personne. 2 recharges de bar inopinée avec Marie-Vorgan à la fin des XXX bouteilles de champagne de la Région, parties forcément trop vite. Gardons ces chiffres secrets, le haut débit est souvent aussi celui de boisson dans ces événements.
Dans les premiers amis de La Cantine nous avons aussi compté MM. Delanoë et Huchon. L'occasion de vérifier que notre maire est sur orbite, rapide et précis, suivi par quinze personnes en permanence et Jean-Paul (que j'ose appeler Jean-Paul tant il est sympathique) accessible, disponible, présent. La mairie nous a permis de redémarrer en 2003, la région est maintenant notre premier soutien. Nous en sommes fiers, nous avons aussi accueilli de nouveaux partenaires pour ce projet. Le protocole d'Orange et sa... richesse : Orange Labs, la direction collectivité locale, les parties prenantes du projet, ... tout le monde était de la fête, et elle fut belle.

Depuis, une moyenne de trois événements par jour ouvrable (oui, vous lisez bien). De l'open source au social média, de la sociologie à la bioéthique, du barcamp aux séminaires de grands groupes. De l'art, de l'informatique, bien sûr. Des milliers de personnes et même des enfants.

C'est dire donc si ce lieu manquait. Mais si ce projet comble un vide et si son succès peut sembler évident,  c'est un projet de maturité. Il n'aurait pas été possible plus tôt.

D'abord parce que nous sommes à nouveau et durablement "bankable". A la reprise de Silicon Sentier en 2003, ils n'étaient pas nombreux à croire en nous. Le secteur est reparti, nous avec. La corrélation vaut dans ce sens, mais je sais que nous avons fait du bon travail, sur le terrain et en "haut lieu" et que nous sommes donc maintenant des partenaires fiables, engagés et aujourd'hui reconnus.

Il en aura fallu des réunions, formelles et informelles, des mobiles mondays, des barcamps, des demi-succès, de vrais échecs pour savoir ce que nous voulions, comment cela marchait et tout mettre dans ce lieu.

Pour la presse et une partie de nos publics, ce projet est une occasion de nous entendre à nouveau, de s'intéresser parfois à nous pour la première fois mais nous avons des choses à dire, nous ne datons pas du 31 janvier 2008 ou du "2.0". Nous avons connu la première bulle, son explosion et sommes sur nos gardes quand on veut nous faire dire que nous participons (contribuons ?) à nouveau à la montée en épingle d'une économie sympathique mais pas très sérieuse. Que les banques et leurs traders, l'immobilier et ses subprimes, balayent devant leur porte : bulle ou pas, nous sommes bien là, depuis longtemps, pour longtemps et nous ne nous prendrons pas au sérieux pour autant !

Enfin, si La Cantine est un projet choral (ahh, l'écho du Paris de Klapisch ;-) ) c'est pour  moi avant tout un projet "clé de voûte". Comme une précipitation chimique entre 2 gazs ou 2 liquides incolores, sa matérialité (4 murs, 4 espaces, un toit, la modularité en plus) nous permet de rendre plus clair et cohérent nos actions précédentes : animation, mutualisation et projets structurants, Quartier Numérique en premier lieu.

La Cantine est ouverte. La soupe y est bonne.

Stéphane Distinguin

http://www.dailymotion.com/la-cantine/video/7736470 

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Commentaires

SUBPRIMES , il y a 2 ans : Crise des subrimes : une explication simple pour ceux qui essaient encore de comprendre. (inspiré d'un blog) Alors voilà, Me Ginette a une buvette à Bertancourt, dans le Nord (ch'ti). Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses très fidèles clients, tous "alcoolo", et tous au chômage de longue durée. Vu qu'elle vend à crédit, Me Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en plus, elle peut même augmenter un peu les prix de base du "calva" et du ballon de rouge. Ses créances deviennent assez importantes, mais elle tient (toujours/encore) Max, jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui, pense que les "créances" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Me Ginette (il ignore ou pas qu'il a des dettes d'ivrognes comme garantie). Au siège de la Banque, des "Traders" avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre, non sans expliquer que ces "actifs" ont en réalité, 10 fois leur valeur annoncée : c'est sans danger.. La Banque récolte ainsi (n) fois la créance de Me. Ginette. Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, au Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous, mais sur-côtées à chaque transaction (les ardoises des "alcoolo" de Me Ginette). Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de plus de 80 pays. Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les "alcoolo" du troquet de Bertancourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes .. La buvette de Me Ginette fait faillite, Max a été viré, les "traders" ne sont pas inquiétés, pas plus que le grands "pontes" de la Banque. Maintenant je lance le jeu de piste : OU EST PASSE LE POGNON ? le premier qui trouve a gagné ! http://www.chermou.org

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