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19/08/2010 - Beaux gosses au Startup Bootcamp ( YGAW by Silicon Sentier)

Un jour comme les autres à Startup Bootcamp commence à 8h45 avec une intervention de Linda Hickman, Entrepreneur, mentor et educator of entrepreneurs à la London School of Economics. Elle offre les leçons de son expérience de plusieurs années chez Oracle.
Tout ce qu’elle raconte,  c’est de la théorie applicable maintenant pour son auditoire, c’est un cours qui donne une vision de la stratégie à mener. Sans recette magique, elle délivre pourtant les erreurs à ne pas commettre, les phases classiques de lancement d’un produit, les clients, et quels clients il faut aller chercher en 1er…Je retiendrais surtout une anecdote à propos de la persévérance d’un élève qu’elle a connu qui alla frapper à la porte de la chambre d’hôtel du CEO constructeur n°1 de voitures pour lui présenter son idée : la voiture du futur. Ce ne sont pas tant les compétences de ce culotté qui ont séduit le CEO, mais sa volonté.
Le message est : “Allez directement vous adresser au partenaire de rêve”, le just do it, encore et toujours !

J’ai la chance de pouvoir m’immiscer dans l’intimité du face à face entre une équipe et Linda. Le “one to one” qui permet à chacun de trouver son mentor et de bénéficier de conseils personnalisé. On entre dans le vif du sujet.

LH :”Avez-vous réalisé le prototype fonctionnel ?”
“Non, pas encore, c’est moi qui m’en charge et je sais comment je vais faire”
LH :  “Ah oui? Les développeurs disent tous ça au début”…
LH : “Dans votre business model, vous n’intégrez pas le chainon de la distribution, pourquoi?”
“Nous allons entrer en partenariat avec des entreprises expertes pour cela”
LH : “C’est votre priorité”.
LH : “Quels sont les chiffres qui prouvent l’existence d’un marché?”
“Justement, c’est très difficile d’en trouver des précis, sauriez-vous où nous pourrions les trouver”
LH : “Ok, alors vous pouvez contacter de ma part…”

Et voila, 100 heures de gagnées à chercher des études introuvables.

Je déjeune ensuite à côté d’un des membres de la Startup Local Measures, Arturas. Local Measures est une plate-forme sociale pour de la publicité ciblée. “Nous aidons à améliorer l’impact de la publicité en créant des profils sociaux à vos visiteurs.”
Encore un qui veut réinventer Facebook? Non, pas du tout, il a compris comment réutiliser tous nos avatars, que ce soit Facebook, twitter, nos blogs, pour analyser les profils de visiteurs sur des sites commerciaux et s’en servir pour rendre plus pertinentes les publicités. Je lui demande alors si les règles de droits qui encadrent les données de nos avatars ne sont pas un obstacles pour lui, “il y a déjà beaucoup de données inexploitées, sans avoir à rentrer dans les profils privés !”.

Ça me rappelle alors cette fois où, en voyant systématiquement une pub pour adopter un chat sur ma page facebook, moi qui n’avais encore rien compris, je demande à une amie :
- “Franchement, les animaleries ont tant d’argent que ça pour faire de la pub sur facebook?”,
avant qu’elle ne me réponde :
- “C’est les chats pour toi, les bottes pour moi”.
- “Ah, ok, Facebook rentre dans notre subconscient alors…”
- “ben non, tu n’as qu’à pas raconter ta life dessus”, me renvoya-t-elle à la figure.

Bref, les startupers repartent travailler.

A 16h, je me lève pour partir, Alex, l’organisateur du Startup Bootcamp, me rappelle à l’ordre :
- “Alice, ne pars pas maintenant, il y a deux jeunes serial entrepreneurs qui débarquent, 22 et 25 ans.”
- Ah! Je ne veux pas rater ça !

Les voila, jeunes, sûrs d’eux, beau gosses ! -comme dirait l’autre.
Michael Bodekær Jensen et Niklas Stephenson, a-tten-tion.

Michael, le plus âgé, 25 ans, n’a co-fondé rien que 8 startups, dont la 1ère il y a 12 ans -soit à 13 ans. Sur son site, il recommande d’aller lire ce post : “How to be Insanely Productive and Still Keep Smiling“. A le regarder, on comprend.
Sur ses 8 startups, 2 ont bien réussi, il s’agit de Smartlaunch et de Boligplus.
Il commence sa présentation avec “entonnoir des investisseurs”, c’est-à-dire, le chemin qui va de l’idée à la levée de fond, les étapes intermédiaires étant : la démo, le prototype fonctionnel, les utilisateurs, les clients.
- “Je vois beaucoup de boites qui restent concentrées sur le développement de leur prototype plutôt que d’aller trouver des clients. Vous devez tous les jours vous poser la question de ce qui va susciter l’intérêt de l’investisseur. Il doit pouvoir trouver dans votre modèle, l’ensemble de ces points de l’entonnoir. “

Sur cette phrase, Niklas Stephenson enchaîne :
- “5 jours après le StartUp Bootcamp de Copenhague, j’étais en face de VC qui voulaient investir. Pourquoi? J’avais un produit à moitié fini, mais le concept, l’équipe et tout le reste étaient déjà présents”.
Il parle de Memolane, une startup lancée il y a 5 mois, d’une idée assez géniale -je trouve, qui consiste à mémoriser l’ensemble des tweets, headlines Facebooks, infos données sur last.fm et autres, sur une seule et même plate-forme. C’est en quelque sorte archiver l’éphémère de nos pensées de manière pro-active (à la différence d’Internet qui garde nos infos à notre insu ou presque).
Niklas est drôle, il joue avec son personnage de super-vorace-des-profits :
- “Partout où vous allez, dans la rue, en soirée, pendant vos courses, vous vous adressez à 2 catégories de personnes : des investisseurs ou des clients. J’accompagnais mon père qui aime les bateaux, dans un magasin spécialisé pour les marins. Aujourd’hui, c’est toute la chaîne de ces magasins qui est équipée avec mon logiciel de Telco.”
Au delà de ce côté “funny funny”, c’est avant tout un type qui croit en lui et qui saisit les petites opportunités qu’il a. Il se rend à Silicon Vanlley avec son équipe, il n’a alors qu’un seul contact là bas. Il “donne tout” pendant son pitch, d’un VC, il y en a 5  qui dans la journée entendent parler du projet, de ces 5, il y en a un qui va investir sur une de ses boites, Firmafon, je crois.

Ces 2 garçons sont un vrai boost pour les participants du StartUp Bootcamp, on entre dans le concret. Tous écoutent avec attention, réagissent, posent des questions, ça sent l’émulation et les neurones qui cogitent.

Je vous laisse sur une petite blague -histoire vraie?, que racontait Luis Riviera, l’un des mentors de Startup Bootcamp :
On demande à un VC de choisir la startup sur laquelle il va investir parmi les 200 dossiers qu’il reçoit.
“Je prends les dossiers, je les lance en l’air.
Celui qui atterrit ouvert sur son bureau, c’est le bon.

Pourquoi investirais-je sur des gens qui n’ont pas de chance?”

Source : http://ygaw-bysiliconsentier.com/1861-beaux-gosses-au-startup-bootcamp

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