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05/04/2011 - #CW11 : un séisme dans la mer des Caraïbes ( Silicon Maniacs)

Il est 14h dans la mer des Caraïbes, quand survient un séisme de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter près des Îles Vierges américaines. Les premiers Tweet arrivent. A 14h15 une vague de plus de dix mètres de haut frappe Deshaie, une ville de Guadeloupe.  Au premier étage de la Cantine à Paris, les participants de ce Crisis Camp sont sur le pied de guerre.Sur les Iles du Pacifique, des écoles sont évacuées dans le cadre de cet exercice coordonné par l’UNESCO. L’enjeu, simuler durant une semaine la mise en place d’une cellule de crise qui utilise les outils des TIC  (Technologies de l’Information et de la Communication). Crisis Camp Paris est une des  cellules d’un vaste projet nommé Crisis Common.

Du Crowdsourcing et des outils open source.

Ce Crisis camp se donne pour but de centraliser un maximum d’informations via la plateforme développée par Ushahidi, CrowdMap. Elle est utilisée comme un centre de réception et d’envoi de données. Pour y envoyer des données , il est possible de se connecter directement à la plate forme, de communiquer via Twitter à l’aide du Hashtag dédié ou encore d’envoyer des SMS. La plate forme s’alimente également via les réseaux d’information officiels. Notamment avec l’agence Spatiale. En effet, en cas de crises les agences spatiales ont pour obligation de fournir leurs photographies satellites. Les informations peuvent être utilisées en tant que flux, ou être visualisées sur un carte.

Capture d’écran de la Crowdmap dédiée à l’exercice

Gaël Musquet s’occupe du recoupement des informations puis de leur diffusion. Chaque fois qu’un nouveau rapport est émis, il le recoupe avec les autres informations à sa disposition, et le valide ou pas. C’est une plateforme modérée. Chacun à son niveau peut alors intervenir, un tweet pour avertir de la destruction d’une école, un SMS pour indiquer l’emplacement de personnes ensevelies sous des décombres. Cela permet d’obtenir des cartes interactives qui regorgent d’informations. « C’est plus qu’une carte, c’est une donnée structurée qui permet énormément de croisements« , explique Gaël à propos des cartes réalisées  via Open Street Map. Tout comme Hoshahidi, Open Street Map est développée en Open Source et s’enrichit des contributions de chacun.

Quand les outils des TICS permettent un meilleur gestion de la crise

Le séisme qui a touché Haïti le 12 janvier 2010, fut l’occasion de tester l’efficacité de ces outils collaboratifs.Voici une vidéo qui montre les évolution de l’Open Street Map de l’île à mesure des contributions de chacun.

Après que la carte ait été complétée par les routes qui ne sont pas repérée sur les cartes telles que celles proposées par Google Map. ( c’est le cas notamment des routes non référencées, les voies privées ), une imagerie spatiale a permis de visualiser les destructions occasionnées par le séisme. Ensuite, c’est le référencement des camps de réfugiés que l’on a vu apparaître en bleu dans la vidéo. Ces cartes qui sont ensuite téléchargeables sur n’importe quel outil mobile ont été utilisées par les ONG présentes sur place, notamment sur les GPS.

( un article complet sur les apports de ces outils en Haiti {En})

Dans le cas du Japon, des cartographies ont également été réalisées. Pour retrouver, toutes les actions en cours, voici le Wiki dédié.

L’exercice grandeur nature a été organisé par l’UNESCO et c’est Gael Musquet, en tant que représentant de Crisis Camp Paris, qui a pris contact avec eux pour participer à la simulation. Si les outils liés aux Tic ne font pas partie de la gestion de crise institutionnelle, c’est bien pour une raison pratique. Lors d’un incident, quel qu’en soit le type, il faut être indépendant des réseaux de télécommunication et du câblage électrique qui risque d’avoir été touché. Néanmoins, comme nous le montrons dans les exemples ci-dessus, ils peuvent être d’une grande aide. Pourtant, Crisis Common reste une initiative citoyenne et le principal engagement vient d’individus qui donnent de leur temps de façon tout à fait bénévole. Ainsi, il est tout naturel de se demander si ces initiatives ne devraient pas être soutenues voir impulsées par les autorités publiques.

Source : http://www.siliconmaniacs.org/cw11-un-seisme-dans-la-mer-des-caraibes/

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