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07/10/2011 - Dans la Toile du webdesign ( Silicon Maniacs)

Co-organisée par le Master Professionnel Multimédia Interactif de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et deux de ses anciennes étudiantes, Andréa Fernandez et Marianne Leroux,  La Toile Culturelle se veut « un observatoire du web culturel français. » Entendez « culturel au sens large, culturel mais surtout créatif ».

De janvier à juin, la Toile Culturelle a sélectionné chaque mois 25 sites, avant de les soumettre au vote des internautes. A l’occasion de cette première remise des prix, le 29 septembre dernier, un jury de professionnels a récompensé les trois lauréats de cette première éditions, parmi les 5 finalistes du concours (article ici ).

Sans plus de suspens, voici les trois vainqueurs :

1- Design : le site du studio de design et d’architecture « Ora-ïto » par l’agence  Area 17
2- Audiovisuels : le webdocumentaire A l’abri de rien, traitant du mal-logement, du photographe Samuel Bollendorff et du réalisateur de documentaire radio Mehdi Ahoudig
3- Arts graphiques : le site de Lotie, une illustratrice qui vit et travaille à Paris. Réalisé par l’agence Rezo-Zero

“ Dépasser la cosmétique ”

Invité d’honneur de cette soirée, le célèbre Ted Nelson, pionner du web aux multiples facettes. Connu surtout comme l’inventeur de l’hypertexte, il est à la fois informaticien, artiste, sociologue, écrivain, et travaille depuis plus de 20 ans sur le projet Xanadu, un gigantesque projet de système universel d’information de publication en hypertexte. Ted Nelson est en quête d’un web qui soit un véritable « médium » d’une information universelle, et totale : il regrette que nous soyons encore dans l’imitation du passé et « la simulation du papier avec de la mise en forme », qui ne reste « que de la cosmétique ». Avec Xanadu, il rêve justement d’une interconnexion totale des données, des contenus et de leurs contributeurs.

Pour Sylvie Daumal, membre du jury et UX manager- fondatrice de UX Paris, dépasser cette seule cosmétique, c’est prendre réellement en compte le design de l’UX, au delà de l’apparence, pour regarder le service et l’expérience globale offerte à l’utilisateur.

« We have screens, why keeping simulating paper? »

Pour Benoit Drouillat, lui aussi membre du jury, architecte de l’information et Président de l’association des designers interactifs, nous entrons dans une « ère post-PC », notamment avec les nouveaux terminaux connectés. Les progrès en terme d’interopérabilité et la connectivité permanente permettent une réelle intéractivité entre les contenus, et les individus, comme le souligne Sylvie Daumal et Paul Kahn, architecte de l’information et fondateur de l’agence Kahn+Associates. Ces changements doivent amener de nouvelles formes de création et de diffusion de l’information, notamment dans le passage à un traitement beaucoup plus interactif qu’aujourd’hui. Interaction des données, infographie, nouvelles formes d’écritures multimédia, sont selon eux les prémices de ces nouvelles expériences interactives. Cela ne passe pas forcément par l’utilisation de technologies complexes, mais par la manière dont le design intègre les contenus, et sort d’une « copie de la page ».

Pour le jury, le dialogue entre photographie et discours audio, dans A l’Abri de rien, est un exemple d’interaction des contenus simple et réussie, qui permet de créer une ambiance, d’intégrer le spectateur. Chez Ora Ito, c’est la scénographie et la « cinématique » des contenus qui valorisent le portfolio et rendent ce site attractif, « pas la technologie utilisée » comme le souligne Benoit Drouillat.

L’user experience : la rencontre d’une navigation réussie et de la transmission d’un message au travers d’un univers

Dépasser la cosmétique visuelle donc, penser le design au niveau de l’expérience globale d’un site, c’est concevoir un design de la navigation, de l’interaction des contenus, pour faire évoluer l’utilisateur dans un univers cohérent, qui doit réussir à transmettre un message. On en revient au « web comme medium » de Ted Nelson, à l’importance de la dimension éditoriale de l’architecture d’un site, au delà de l’écrit, comme l’explique Benoit Drouillat. C’est d’ailleurs la justesse du message et de l’univers qui ont largement été appréciées dans le web-documentaire A l’abri de rien.

Saluée aussi pour la qualité de l’expérience utilisateur, l’équipe d’Ora Ito a insisté dans sa présentation sur sa volonté de créer un site où le design soit en retrait pour n’être qu’un cadre à la navigation, en laissant les contenus exprimer le travail de création du studio.

Avec des architectures et des sujets très divers, ces sites illustrent différentes composantes d’un webdesign réussi, ou original, dans sa capacité à créer une expérience pour l’utilisateur, et à être un support au message. L’innovation dans le webdesign se fait notamment dans les formes de cette transmission, dans l’interaction entre contenus, utilisateurs. L’ère post-PC, avec une interopérabilité et une interactivité grandissantes, sera-t-elle porteuse de nouvelles écritures du web et du design de l’expérience utilisateur? Ce sont entre autres des observatoires tels que la Toile qui nous permettront de suivre ces évolutions.

Rendez vous donc tout l’année sur La Toile Culturelle et d’ici quelques mois pour une prochaine remise des prix !

Toutes les infos sur la cérémonie et les intervenants :
www.latoileculturelle.fr
http://www.facebook.com/LaToileCulturelle
@ToileCulturelle sur twitter, hashtag : #latoile

Source : http://www.siliconmaniacs.org/dans-la-toile-du-webdesign/

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