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28/11/2010 - Internet des objets : let’s get physical ! ( Silicon Maniacs)

Le Physical Computing, c’est la libération de l’informatique. L’interactivité, l’intelligence, la connectivité ne sont plus cantonnées à l’ordinateur — au trio écran-clavier-souris. Les objets de notre quotidien, notre environnement en général, deviennent connectés, intelligents, et interagissent avec nous de manière plus intuitive et transparente. On lui donne d’autres noms : Pervasive Computing, Internet des objets, intelligence ambiante ou encore informatique ubique — le jargon techno n’en finit jamais.

Imaginons par exemple un frigo. Vous faites un régime. Vous avez été irréprochable ces jours-ci. Pour finir votre déjeuner, vous ouvrez le frigo pour prendre un yaourt 0%. Le frigo capte la puce RFID du yaourt quand vous le sortez et met à jour votre application en ligne d’aide au régime (Google Diet ?). La semaine suivante, vous avez beaucoup de travail, vous mangez n’importe quoi. Quand vous essayez d’ouvrir le frigo pour reprendre une crème caramel entre deux repas, la poignée résiste légèrement. Vous passez outre : le petit écran affiche un smiley réprobateur.

Arduino, le hacking facile

Arduino se décompose en une partie logicielle et une partie matérielle, interdépendantes. La partie matérielle est une petite carte que vous pouvez monter vous-même ou acheter déjà faite un peu partout sur le net pour moins de 30$. La carte comporte un microprocesseur programmable, et une tripotée d’entrées/sorties sur lesquelles vous pouvez brancher quasiment tout ce que vous voulez. La partie logicielle, inspirée de Processing et Wiring, ressemble à un petit éditeur de texte simplifié : 6 boutons seulement dans l’interface, c’est moins que Word…  Vous y tapez le code, vous connectez votre Arduino à votre ordinateur, un clic pour envoyer le code sur la carte, et celle-ci exécute à l’infini votre programme.

A priori rien de très excitant. Sauf que depuis quelques années, la variété des capteurs disponibles a explosé en même temps que leur prix s’effondrait. Vous pouvez tout essayer : capteur de proximité, de chaleur, de son, de courant électrique, d’humidité, de lumière, de pression. Et derrière chaque capteur, c’est une nouvelle manière d’interagir avec les utilisateurs et de s’émanciper du classique clavier-souris. Le potentiel est aussi large que votre imagination. En quelques minutes, vous pouvez fabriquer un boitier qui allume votre cafetière quand vous lui hurlez dessus. Même variété dans les actuators. Le mot désigne les composants actifs : les moteurs, LED, synthés, antennes, servos et bien d’autres que vous pouvez contrôler.

Brancher et programmer un Arduino est (presque) facile. Il faut quand même avoir quelques rudiments de programmation; et vous ne pourrez probablement pas faire l’économie d’un fer à souder, ni d’un rouleau de scotch. Mais ne vous y trompez pas, les utilisateurs d’Arduino ne sont dans leur majorité pas des informaticiens chevronnés, acrobates du C++. Le projet est open-source. Une communauté très active s’est organisée sur Internet. Il est facile de trouver de l’aide sur les forums ou dans la multitude de tutoriels disponibles. Arduino donc, c’est le Physical Computing à la portée de tous.

Qui utilise Arduino ?

Il existe deux grandes familles d’utilisateurs d’Arduino. Les premiers à investir le physical computing et utiliser Arduino ont sans doute été les VJs et les artistes transmedias. Arduino leur a permis d’impliquer les publics dans la création en concevant des installations interactives et ludiques. Plus récemment, Arduino est utilisé le développement de prototypes en laboratoire ou bureau d’étude, en particulier par des PME ou des associations. La relative facilité d’utilisation d’Arduino permet à des personnes avec un bagage technologique modeste de prototyper rapidement et de manière autonome.

Grâce à o-labs, studio de conception, de réalisation et de recherche en physical computing et internet des objets, une quinzaine de curieux venus à La Cantine ont pu s’essayer à Arduino. Ils étaient accompagnés de Rafi Haladjian, le père du Nabaztag et fondateur d’une start-up mystérieuse. Après une courte présentation de M. Haladjian sur le Physical Computing, chaque participant a reçu un Arduino Uno et quelques composants électroniques pour un court workshop. Quelques rédacteurs de Silicon Maniacs étaient là, dont votre serviteur. Nous nous sommes beaucoup appliqués. La preuve en images :

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Source : http://www.siliconmaniacs.org/internet-des-objets-lets-get-physical/

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