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03/08/2010 - Low tech et cinéma ( YGAW by Silicon Sentier)

La semaine dernière, j’ai eu la chance de visiter les Pixels Transversaux, espace de travail  à l’intérieur de la Générale en Manufacture, créé et animé par Yro il y a 3 ans, et accueillant des artistes du numérique, travaillant sur des disciplines hybridant la vidéo à d’autres arts.

Dans les coulisses d’un cinéma émergent
Les Pixels Transversaux, c’est une pièce tapissée de noir, un écran de projection, deux canapés. Une salle de cinéma me direz vous? Non : au centre de la pièce, une table de travail, un ordinateur, des fils électriques, une boite de lumière. Ca et là, du plastique, des pyramides découpées dans du carton, des bouts de tissus ,des capteurs, des moteurs, et autres objets non identifiés… Je comprends que je pénètre dans un laboratoire, un espace de travail à mi chemin entre le studio de production et la cabine du projectionniste.  Ici on crée des films et du son avec des petits moyens: on teste, on bidouille, on bricole et ça sent la soudure.

Les Pixels Transversaux, c’est une ambiance feutrée à l’image du maître des lieux : Yro.
Yro a la discrétion de ceux qui font. Avec douceur et sobriété, il vous embarque dans son univers : le son et l’image, le cinéma d’objet, la performance audio/vidéo. Pas de blabla, l’énergie est ici au service de l’imagination.

Cinéma d’objet et low tech : des matériaux simples pour des spectacles pointus
Yro me présente son travail : ses matériaux, ses techniques, ses astuces. Raconter une histoire et créer un film avec du papier et du carton, c’est possible. Et c’est comme ça qu’est né le projet Inside The Black Box, un spectacle audiovisuel créé par Yro avec le duo d’artistes SATI . Le principe : réutiliser des objets du quotidien et des matières simples dans des performances audio/ vidéo. Sur scène, et en direct devant les spectateurs, les artistes manipulent des objets et filment leurs actions grâce à une caméra placée sur leur plan de travail : calques, maquettes en carton et billes en plastiques vont devenir le décor et les éléments d’une histoire projeté sur l’écran.
Comment créer des particules lumineuses, une pluie d’étoiles, ou un décor nocturne urbain avec du papier, une paire de ciseaux  et un compas ? Travailler l’ombre et la lumière avec une maquette en carton et à l’aide d’un néon? Réutiliser des calques pour faire des effets spéciaux et générer du son? Explications en images.

Aperçu du résultat avec le teaser du spectacle Inside the Black Box:

Créer du lien, être expérimental et ouvert
Non seulement Yro produit des choses d’une grande beauté, des créations à la fois inventives et poétiques, mais il s’attache à les rendre accessibles au plus grand nombre: utiliser la technologie, oui, mais à condition qu’elle soit compréhensible. Pour Yro, sortir l’art numérique de son carcan élitiste nécessite de penser le contact avec les publics, de mettre la technologie “dans les mains” des gens pour les intéresser. Et c’est sur scène que ce dialogue prend tout son sens.  “J’aime l’idée de passer par des actions physiques: par exemple, bouger deux feuilles de papier pour en sortir une séquence audio/vidéo. Pendant les performances, j’ai remarqué que les gens faisaient un aller retour entre l’écran et ce qu’on faisait sur scène. Ils peuvent se raccrocher à quelque chose : quand ils voient la feuille de papier, ils se demandent d’abord ce qu’on pourrait en faire. Les spectateurs ne se retrouvent pas devant quelqu’un qui joue avec une souris ou appuie sur un bouton. Je défends cette idée de se réapproprier les choses du quotidien: avoir une image, un film qui ne soit pas absorbé de façon passive et que les gens puissent eux même faire la liaison entre l’image et le son.”

Encore un fois avec Yro, l’action précède la parole: un an après avoir monté les Pixels, il lui paraissait nécessaire de créer un festival pour faire rencontrer les artistes des Pixels avec les publics. Le festival Visionsonic, dont la 3ème édition aura lieu cet automne entre Paris et Créteil, a d’abord été créé dans cet esprit d’ouverture et de dialogue: “L’idée c’est d’arriver à intéresser les gens. Dans l’avenir, j’ai envie que le festival puisse s’implanter à Créteil. Il faut donner des clefs aux gens, ne pas les perdre dans quelque chose d’expérimental.”Plus qu’un festival son et image, Visionsonic investit le champ de l’action sociale sans jamais céder sur ses exigences artistiques. En proposant dans sa programmation, des workshops pour les enfants, des installations interactives, des performances live, et des conférences à destination de publics experts,  le festival se veut expérimental et accessible au plus grand nombre.

Un artiste au service des artistes, maîtrisant son art et toujours soucieux de son environnement social…tu serais pas une perle rare Yro?

Visionsonic aura lieu du 13 Octobre au 6 Novembre.
Ouverture le 13 Octobre à La Cantine, à Paris. Conférence: “les outils numériques au service de la performance”

Source : http://ygaw-bysiliconsentier.com/1140-low-tech-et-cinema

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