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06/07/2010 - Rennes, Queen of LIFT ( YGAW by Silicon Sentier)

Après des présentations intéressantes mais assez peu dynamiques sur les initiatives municipales d’ouverture des données des grandes villes que sont Londres et Helsinki, voila que la salle se réveille lorsque Hugues Aubin débarque, applaudit par ses fidèles compagnons rennais. Le show à la française existe, il l’a démontré sur la scène du théâtre de La Criée. Son énergie n’a d’égale que le nombre de données dont la ville bretonne dispose.

En écoutant ce féru des nouvelles technologies, je voyais s’incarner le service publique tel qu’on n’oserait à peine se l’imaginer : dynamisme, jeunesse, expertise et force de conviction.
C’est qu’Hugues Aubin est lui même un rêveur qui emprunte aux succès des autres pays, il évoque volontiers ses références que sont Londres, Helsinki ou encore les États-Unis.
Sans langue de bois, le politique aborde les difficultés rencontrées à l’échelle de Rennes, qui sont d’abord d’ordre culturel et interne : avant même de prévoir de crowdsourcing, les différentes instances de collecte des données doivent se coordonner, partager et rassembler les informations. L’internalisation fermée est un 1er obstacle à franchir. Néanmoins, Hugues nuance son propos, expliquant que ces structures s’ouvrent, comme a pu l’illustrer le cas des rencontres fructueuses entre Open Street Map et la ville.

Ensuite, comment réussir à convaincre une entreprise et une collectivité locale qui touchent des redevances sur ces bases de données, à les offrir ?
L’intervenant a plus d’un argument : seulement 1% des données rapportent 99% d’infos aux clients (notamment les grands groupes de télécommunication). Il reste donc 99% de l’information à libérer sans risque d’y perdre.

Enfin, si la technologie nait dans des garages, des mains d’un inventeur de génie, elle doit pouvoir être tangible par tout citoyen. Cela sous-entend la création d’outils, de widgets prêts à l’emploi, utilisables facilement et modifiables à souhait.

Concrètement, le cas de In Cité est probant. La création d’une API open source a permis l’essor de plus de 11 applications en moins de 2 mois. Aujourd’hui Hugues s’engage à pousser la dynamique plus loin : “on lance un concours de mashup sur Rennes au mois d’octobre. Les participants auront jusqu’à Janvier pour déposer leurs projets. Le vote des citoyens sera une donnée importante pour le choix du jury qui choisira en avril 2011 les projets”.

Les règles sont simples :
- Donnée anonymes
- Gratuité des données
- Création d’une API
- Process évolutif`

Les principes d’innovation ouverte sont bien connus de tous, les règles à suivre sont claires et la voie est toute tracée par les villes étrangères. Cela ne suffit pas. C’est l’esprit qui insuffle l’initiative qui conditionne son succès.

Source : http://ygaw-bysiliconsentier.com/?p=175

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