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24/07/2010 - Ressources théoriques de la Y Generation ( YGAW by Silicon Sentier)

En discutant avec Dilara, chargée du pôle R&D chez Silicon Sentier, jeune thésarde en sociologie, je réalise qu’avant de partir en vadrouille “around the world” à la conquête des acteurs locaux de l’innovation ouverte, ce serait pas mal de lire un bon paquet de travaux de recherches faites sur la question…Chose dite, chose faite, chose à partager. Voici les trésors référencés par notre chercheuse, de quoi parfaire votre culture théorique cet été.

Une fois lus ces articles extrêmement denses et riches d’enseignements, une fois prise la dose de collaboration, sérendipité, transciplinarité, communautés créatives, open source et autres fertilisations croisées…vous aurez envie de bannir de votre esprit tout ce jargon, comme d’autres  membres imminents de la communauté “open innovation” en Ile de France l’ont fait… bonus en fin ; )

The Principles of Distributed Innovation

http://www.mitpressjournals.org/doi/pdf/10.1162/itgg.2007.2.3.97
Cet article offre une analyse de 3 cas où le processus d’innovation fut couronné de succès (Linux, Theardless.com et innocentive.com), puis il répond à la question cruciale : pourquoi les communautés sont nées et ont activement participé, quels sont les principes de production et le cadre de la propriété intellectuelle? Enfin, les auteurs envisagent les limites et les alternatives à ces 3 modèles.

From Hierarchies to Network Firms
http://www-bcf.usc.edu/~fbar/Publications/HNM-Ch17-updated.pdf
Étude de l’impact des nouveaux média sur l’organisation industrielle, présentée en 3 parties :
- Les rêves de l’économie réalisés par la technologie ;
- La transformation des modèles dits hiérarchiques et de marché et l’apparition de “l’organisation en réseau” ;
- La preuves par les faits : examens de cas pratiques.

Open knowledge disclosure, incomplete information and collective innovsation
http://cournot.u-strasbg.fr/users/beta/publications/2005/2005-10.pdf
Pourquoi certaines entreprises choisissent d’ouvrir leurs données, fruit d’un long travail de recherche, nécessitant un investissement conséquent et révélant des informations cruciales aux compétiteurs??? L’étude montre que ces pratiques d’ouvertures sont de nouvelles stratégies visant à convaincre des partenaires potentiels à entrer en collaboration. Comment trouver la meilleure entreprise pour un partenariat efficient ? Les études libérées par chacune d’entre elles constituent des gages de leur expertise.

Communities of creation: managing distributed innovation in a turbulent market
http://www.calt.insead.fr/papers/communities-creation.pdf
Comment une entreprise peut passer d’une organisation ordonnée et stérile à toute nouveauté, à une organisation dite de “chaos créateur d’innovation”, tout en maîtrisant ses coûts ?
Les auteurs proposent d’analyser la transformation organisationnelle de l’industrie pour exposer un modèle de gouvernance appelé “communauté de la création”. Ce modèle se situe entre le hiérarchique et l’ouvert, il se fonde sur le concept du ba : espace partagé pour l’émergence de partenariats qui servent la création de connaissances.
Une analyse des cas d’école que sont Xerox PARC, IBM AlphaWorks et Linux puis Sun’s Jini Project, tirent les leçons à appliquer dans nos environnements économiques complexes et  “turbulents”.
Passer du “commander-contrôler” vers un l’auto-organisation demande :
- Une identité claire de l’organisation de la structure : les raisons d’être, les principes, la stratégie et la culture ;
- Travailler dans une organisation suffisamment déstructurée : les perturbations sont nécessaires à l’équilibre ;
- Nourrir les relations dans l’organisation : que tous puisse s’approprier le succès de l’entreprise, favoriser délibérément la collaboration; non seulement prendre des risques mais surtout tolérer les erreurs.
Enfin, c’est l’ensemble de la politique de propriété intellectuelle qui doit être revu. Dans un monde où l’idées et l’objet ne sont plus synonymes et où aucune connaissance pertinente ne peut-être développée en autarcie, une nouvelle approche est nécessaire pour assurer l’exploitation de la création des connaissance ainsi que le partage de celles-ci.

The collective innovation process and the need for dynamic coordination
http://www.cairn.info/revue-journal-of-innovation-economics-2008-2-page-3.htm
L’article explose clairement comment l’innovation est une combinaison entre :
- d’une part, un dialogue entre savoir et marché qui place le réseau au centre de la création tant recherchée du “capital de connaissances”. Cette interaction constituerait un nouveau modèle industriel : “Modèle en réseau” qui impacte les territoires et les politiques publiques. Les acteurs de l’innovation, entre coopération et compétition, se regroupent en réseau pour des raisons évidentes de mutualisation des coûts et des risques du process d’innovation désormais complexe. Les business models des grandes firmes s’en voient modifiés : augmentation des coûts liés à la propriété intellectuelle et réorientation de la R&D vers des projets de développement court-termistes.
- D’autre part, une coordination nécessaire de la part des grandes entreprises. La révolution des TIC a remodelé les grandes d’entreprises vers des organisations “project based”, concordant avec les logiques des start up. Par ailleurs le transfert de l’innovation en interne a du s’adapter : du top down vers la communication horizontale.
L’article décrit les “communautés du savoirs” comme scindées en 2 groupes distincts :
- Les communautés dites épistémologiques : petits groupes d’individus travaillant sur des problématiques de savoir commun, à la fois en dehors et en dedans des communautés pratiques.
- Les communautés dites pratiques : créer, faire perdurer et assimiler un savoir-faire partagé (Lave & Wenger, 1990).
La codification des langages propres à chacune des communautés pratiquée par les “épistémologiques” est la garantie d’une traduction nécessaire au processus de fertilisation croisée.

Les communautés d’innovation au cœur du marché: Les plateformes collaboratives comme nouveaux intermédiaires de l’innovation
http://www.mangematin.org/MCOI/MCOI%202009/journee_7_11_08/PlateformesInno.pdf
Etude du cas Wilogo, plateforme collaborative de création de logotypes qui propose une analyse de la gestion des communautés 2.0.
Les défis du crowdsourcing sont mis en évidence :
- gratuité du travail créatif au profit des industriels vs bienfaits de l’ouverture totale sous l’égide de l’Open Innovation
- qualité contestée des créations vs autoévaluation par la communauté qui joue le rôle de filtre
- cadre challengeant pour garantir l’émergence d’innovations par l’adrénaline concentrée sur un temps court vs revendication d’une expertise fonction du temps par un corps de métier.

The inter-organizational context of open innovation
http://www.openinnovation.net/Book/NewParadigm/Chapters/10.pdf
Comment décrire et analyser le contexte de l’Open Innovation?
Le passage de l’innovation fermée à l’innovation ouverte ne cesse de se renforcer dans le but d’absorber, de développer et de commercialiser de nouveaux produits ou simplement de rester au fait des dernières tendances du développement des technologies.
L’étude se fonde sur les principaux travaux de recherches réalisés sur la question pour rendre compte d’un contexte qui :
- Concerne tous les secteurs industriels.
- Implique deux niveaux d’analyse : le réseau et l’entreprise. Les entreprises complémentaires dans leur expertise ou dans position au sein de la chaîne de valeur doivent être totalement engagée à coopérer.
- Offre un nouveau rôle à l’entreprise : le management des communautés. Jeu délicat entre remplir ses objectifs propres de développement d’innovations systémiques pour créer de la valeur vis-à-vis des utilisateurs visés et impacter en ce sens les décisions d’allocation des ressources des autres acteurs du réseau.

- Se comprend au sein de zones géographiques rendus visibles par les clusters et les systèmes d’innovation régionaux. Tout l’enjeu des politiques économiques est de renforcer ces dynamiques de concentration sans créer de déséquilibre spatiaux…

Attention, grand challenge : celui ou celle qui saura dire qui se cache derrière “Jean François Coopétition” et “Monsieur X génération”, les 2 personnes masculines très présentes sur la bande son… gagne une demie journée de coworking à La Cantine.  Conversation open et innovante après quelques verres…

Source : http://ygaw-bysiliconsentier.com/781-ressources-theoriques-de-la-y-generation

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