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10/03/2008 - SXSW Social Media ( Administrator)

Lundi matin, session intéressante sur "social design strategies".

Joshua Porter http://bokardo.com/  a fait une présentation sur une série de questions à approfondir. L'une portait sur la reconnaissance ("recognition", nous dirions plutôt "réputation"), plus précisément sur la difficulté à faire cohabiter des utilisateurs super actifs, des early adopters, qu'ils soient geek ou non, et des millions d'utilisateurs plus occasionnels. Par exemple Digg vient juste de supprimer, à la fin du mois de février, sa liste des "top 10" : quelques utilisateurs présents dès le début avaient des stratégies agressives pour être ou rester en haut du classement, au détriment des autres utilisateurs. Ce choix qui paraissait cohérent, la priorité devant aller, à son avis, vers les communautés les plus larges. Une autre remarque portait sur l'importance de la réciprocité. Ce principe – que l'on pourrait aussi appeler don, contre don -  est à la base de beaucoup de comportements humains et il devrait pouvoir être utilisé sur les sites web relationnels. Ainsi une des responsables de linked-in lui a expliqué que si vous recommandez publiquement quelqu'un sur ce site à orientation professionnelle, vous augmenter vos chances de bénéficier, en retour, d'une recommandation favorable de la communauté.

Daniel Burka, de Digg et Pownce http://deltatangobravo.com/ a, lui, centré son intervention sur la tension entre "privacy and communauty", on pourrait dire tension entre intimité et exposition de soi. Il a rappelé l'importance du contexte culturel, ainsi le "wall" personnel de Facebook rappelle le mur présent dans les espaces collectifs des résidences universitaires américaines, un mur qui ne doit surtout pas être effacé… ce que font des internautes dans d'autres contextes culturels. Il s'agit de comprendre comment les différents sites s'inscrivent dans cette tension et comment chacun de ces sites peut la gérer : l'exemple étant Facebook qui a pris un risque en dévoilant certaines des activités de ses membres à la communauté de ses amis grâce aux news feed. Daniel a dessiné une petite cartographie  autour de cette tension :

                                   Voc                              Digg      metafilter

PRIVATE           Pownce                        Facebook                                  PUBLIC

                 Basecamp                                       Flickr     satisfaction       

Daniel Burka a aussi insisté sur l'importance de laisser le contrôle de ses informations à l'utilisateur. La difficulté étant de ne pas créer une usine à gaz : Firefox a été adopté parce que le nombre des options possibles dans les préférences était limité, contrairement à des versions antérieures de Mozilla qui étaient trop compliquées à l'usage. Pour lui 10 ou 12 options possibles lui parait être un bon compromis. Enfin, un dernier conseil, peut être le plus important : la transparence, élément clé de la réussite d'un site relationnel !

Lundi après-midi, grande conférence de Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook interviewé par Sarah Lacy, qui tient la rubrique "web2.0" de Business Week et vient de finir un livre sur Mark Zuckerberg.

L'introduction de Mark Zuckerberg était une bonne illustration de la culture commune à la génération web2.0 : il y a une tendance de fond à démultiplier la communication entre être humains, cette communication, parce qu'elle permet une meilleure compréhension des autres et de l'environnement, va transformer le monde de manière positive et, pour ce faire, nous n'avons pas besoin de grandes organisations, une approche "bottom up" basée sur les "communities" est la plus économique et la plus efficace. Avec, dans son cas, une bonne dose de naïveté et une vision du monde "made in USA" : l'exemple du rôle positif de Facebook a été l'usage massif, en Colombie, de la version espagnole du site pour "s'organiser pour protester contre les actions de la guerilla"… et quand Sarah Lacy lui a demandé si Facebook serait utilisé aussi pour lutter contre le président colombien, la réponse immédiate a été "oh no", avant de se rattraper par un "on ne peut pas savoir à l'avance ce que les gens vont faire d'un site relationnel".

Sur Facebook, Mark Zuckerberg a mis l'accent sur les tensions qui avaient été évoquées dans la matinée : tension entre privacy et openess, tension entre contrôle laissé aux utilisateurs et complexité du site. Il a également fait un retour critique sur la tentative de vendre les interactions des utilisateurs, le "social advertising", en expliquant qu'ils apprenaient et voulaient avoir un modèle publicitaire qui soit en adéquation avec les usages des utilisateurs de Facebook.

Dernière chose à dire sur la conférence : la façon dont elle a été animée par Sarah Lacy a été vertement critiqué, parce que la parole n'a été donné que quelques minutes au public pour des questions – très loin des principes "bottom-up" – mais peut être encore plus parce qu'elle a orienté la deuxième partie du débat vers des questions du type "mais pourquoi voulez-vous être CEO ?" ou "que ressent-on quand on pèse 15 milliards de dollar ?" très loin des questions pertinentes et malheureusement trop courtes de l'auditoire !

Sur les photos Mark Zuckerberg, le public et un résumé dessiné de son intervention

http://flickr.com/photos/45441764@N00/2324146310/

http://flickr.com/photos/45441764@N00/2323327949/

http://flickr.com/photos/45441764@N00/2324143518/ 

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