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06/07/2010 - Tous des abeilles : démonstration scientifique de l’impact des données sur le capitalisme ( YGAW by Silicon Sentier)

Ce matin, Daniel Kaplan et Nicolas Nova ont introduit les deux journées de conférences et d’expériences de LIFT 2010. Christophe Castaner vice président de la région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur  entame son speech de grand partenaire sur une note humoristique : “Je vais essayer d’être décalé, hors des conventions et non institutionnel, comme me le suggérait l’invitation…”Lift entend offrir un contexte de sérendipité, d’ouverture et de croisement des publics autour de la question des impacts des NTIC sur les usages.
La diversité des intervenants en est l’exemple même. Sam Pitroda, conseillé aux Informations, Infrastructures et Innovations publiques du 1er ministre indien, explique dans un discours institutionnel et managérial, les impacts des NTIC sur la population ; Jan Blom, jeune chercheur de chez Nokya  rend tangibles et compréhensibles les nouvelles données  manipulées par son entreprise ; Michel Cross, journaliste à The Guardian expose Free Our Data, une campagne  pour l’accès libre aux données concernant le Royaume Unis et ses citoyens.

Celui qui va totalement secouer les neurones de l’audience, qui ne tient ni dans le cadre des 20 minutes, ni dans le cadre habituel tout court, celui qui manipule les concepts complexes avec virtuosité, c’est le professeur Yann Moulier Boutang.
Professeur de sciences économiques à l’université technologique de Compiègne, Yann Moulier Boutang est de ces scientifiques qui réussissent à transcender l’académisme de la recherche pour en tirer une vision sociale et économique concrète et visionnaire à la fois.
Essayer de résumer dans un post, la richesse des propos tenus, serait peine perdue.
Voici donc un aperçu de sa démonstration qui a percuté mon esprit vierge de théories du genre et offre un avant-goût de ses publications…

De l’ordinateur à la base de données intelligente. Ce qui soutien la révolution des pratiques numériques, c’est notamment que l’ordinateur met en ordre, il ne se contente pas calculer. L’ordinateur met en ordre du binaire puis, comme aujourd’hui, du plus complexe. L’addition d’un mode de combinaison binaire, structuré et hiérarchique avec un mode de données relationnelles rhizomatiques fait naître l’intelligence.
C’est la différence entre une base de donnée inerte et les moteurs de recherche comme Google ou l’exploration du Web sémantique.

De la base de données, le chercheur arrive à l’humain :
“le producteur essentiel de bases de données, c’est vous et moi, ceux qui enrichissent le capital intellectuel.”
“Ceux qui sauvent l’économie, c’est nous”, à l’instar des exemples donnés dans WIKINOMISC où la ressource de l’innovation des entreprises peut venir d’un outsourcing, qui se révèle être un crowdsourcing.
Les données sont captées, tracées, connectées les unes aux autres et peu à peu on voit se construire des réseaux aussi complexe que ceux de notre cerveau.

Le phénomène provoqué par l’essor des bases de données suit une logique de pollinisation. La fable des abeilles de Mandeville est une image éloquente pour Yann Moulier Boutang :  l’enjeu va au-delà de la production du miel et se déplace vers le processus de la Pollinisation, c’est-à-dire de la manière dont les abeilles peuvent fertiliser leur environnement. Très schématiquement, les économistes classiques (Smith et Ricardo) ont fondé les théories économiques sur la matérialité, sur nos production tangibles. Aujourd’hui, comme le souligne le scientifique, ce n’est pas la finalité qui compte mais bien le processus. A titre d’exemple, si les abeilles disparaissaient, l’humanité et la vie disparaitraient en 5 ans (Einstein) : 80% des légumes et des fruits, reposent sur la Pollinisation des abeilles. Ainsi, les abeilles en amassant du miel font en réalité autre chose.

De l’humain, l’intervenant passe aux grandes instances régaliennes, abordant les verrous “particulièrement forts en France” qu’il convient de faire sauter un à un pour permettre aux données participer à la croissance. Il fustige l’INA qui rend impossible l’utilisation des données et parle “d’encastrement contre nature de la cité numérique dans le carcan de la vieille DPI”…
La liberté doit se conquérir tout en comprenant les problèmes posés : Qui peut contrôler les données? Qui peut en faire usage?
Une solution simple : systématiquement séparer les trois clefs que sont  : adresse IP, Nom et Contenu.
Si je détiens l’un, je n’ai pas accès aux deux autres.

A lire également : http://www.fonda.asso.fr/Vers-un-capitalisme-cognitif.html

Source : http://ygaw-bysiliconsentier.com/?p=169

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