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Le 26 Juin 2009 de 09h30 à 17h30

Silicon Sentier, la Fing et l’Isoc vous invitent à contribuer sur ce thème.

Journée de travail dont l'objectif est de ressortir avec des propositions améliorées en partant de la base internetdufutur.wordpress.com

Merci de vous inscrire auprès de marienoeline@siliconsentier.org

Journée de travail sur : "la contribution publique sur l'internet du futur"

Journée de travail sur : "la contribution publique sur l'internet du futur"

Silicon Sentier, la Fing et l’Isoc vous invitent à contribuer sur ce thème, le 26 Juin, à la Cantine, Paris.

le Secrétariat d’Etat chargé de la Prospective et du Développement de l’Economie Numérique, lance une consultation publique sur l’Internet du futur.

La Fing, Silicon Sentier et l’Isoc France ont choisi de s’associer dans le but de proposer une contribution publique à cette consultation.

Elles le feront au travers d’un processus ouvert, à la fois en ligne sur un site collaboratif dédié au sujet, et au travers d’une journée de travail organisée le 26 juin prochain (9h30-17h30, la Cantine, 151 rue Montmartre 75002). Introduite par un document de bon niveau, la consultation doit permettre "la définition d’un plan d’actions destiné à positionner la France dans le développement de l’internet du Futur, et favoriser ainsi les retombées économiques et industrielles pour notre pays."

Elle porte notamment :

  • sur l’identification des thématiques liées au concept d’internet du futur (technologies du « cœur de réseau », réseaux d’accès, réseaux spontanés, internet des objets, contenus, usages et services…),
  • sur l’organisation de la recherche, des plateformes d’expérimentation et des pôles de compétitivité,
  • sur les actions à mettre en œuvre pour préparer l’industrie française à ces changements.

Pour engager le travail commun, nous avons produit un premier texte qui propose quelques analyses et principes, et sélectionné, parmi les 12 questions que pose le ministère, 4 questions sur lesquelles notre apport nous semble pouvoir être significatif.

Venez participer !

  • sur le site http://internetdufutur.wordpress.com, de prendre connaissance des éléments de discussion proposés, et d’y apporter votre contribution avant le 22 juin si possible. Nous en réaliserons une première analyse d’ici au 26 juin.

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Commentaires

Philippe GAUTIER , il y a 2 ans : Tout comme la Commission Européenne, le gouvernement Français cherche ici à se projeter dans le long terme pour définir une politique d’accompagnement : en lançant cette consultation il est dans son rôle, qui pourrait le lui reprocher ?... Cependant, compte tenu du sujet éminemment complexe (Internet), cette démarche consultative – dans sa formulation - n’est-elle pas ambigüe ? En réfléchissant à ce sujet, j'identifie deux types de réponses possibles : 1) La première (« gourou ») consiste à développer des visions de l’Internet du futur et, moyennant un «gap analysis», déduire les axes à développer en matière de R&D;, investissements, positionnement, formation, etc. Cette réponse est celle qui, d’ordinaire, préside au pilotage des politiques en matière de R&D; des grands états, on la retrouve plus rarement dans l’élaboration des stratégies industrielles des acteurs économiques (plus pragmatiques). Elle est utile en matière de recherche fondamentale (horizon >5 ans), peu efficace en recherche appliquée (horizon 2-5 ans) et «hors sujet» en deçà de ces délais. Ce contexte est souvent propice à l’expression initiale des «gourous» qui disposent de la «vision du futur» (ou de bons appuis politiques) et nécessite de parier sur le futur. L’histoire nous enseigne que la majorité de ces prédictions sont souvent réfutées par la suite… Les réponses jugées les plus pertinentes (ou les mieux soutenues) sont alors utilisées comme objectifs et la politique mise en œuvre s’attache à définir les réponses – souvent normalisées ou standardisées - permettant de passer des «savoirs et moyens existants» aux «projections retenues comme objectifs». Cette approche peut brider la créativité de certains concepteurs mais permet à tout un écosystème (officines de R&D;, grands acteurs économiques, spécialistes du lobbying, associations, organismes de normalisation, etc.) de prospérer et (sur)vivre. Elle occulte néanmoins une réalité souvent observée : celle de l’émergence d’innovations latentes qui créent des ruptures et se traduisent – dans le secteur marchand – par des success stories et des «standards de fait» (je ne donnerai pas de noms). Je cite pour l’exemple l’analogie suivante : «Un enfant naît en 1950. Ses parents prédisent qu’il voudra devenir écrivain. Ils mettent donc tout en œuvre pour améliorer les moyens existants : stylo encre, papier, etc. En 1978, l’ordinateur se généralise et, qui plus est, l’enfant préfère danser plutôt qu’écrire des romans…» 2) La seconde, plus pragmatique, consiste à faire observer par des experts objectifs les développements déjà engagés par les acteurs de l’Internet (acteurs directs et indirects). En fonction de la pertinence de ces développements et selon un constat « a posteriori » (et non « a priori »), il s’agit donc de verser des aides adaptées (déconnectées de tout clientélisme ou lobbying) et se référant à une grille de lecture faisant référence (système de valeurs communes). Il ne s’agit là que de favoriser des évolutions « systémiques » (ou Darwiniennes) de sélection et d’auto-organisation naturelles : les idées inadaptées ou farfelues disparaissant d’elles-mêmes. Cette réponse (approche) est plus axée sur les écosystèmes relatifs à l’entrepreneuriat et un peu moins sur ceux qui relèvent de la « voyance ». En parallèle, la question à poser n’est pas : « Que deviendra l’Internet dans X années » ? Mais : « Comment, en avançant, nous allons identifier les bonnes opportunités et gérer la cohésion d’ensemble (sécurité, déontologie, …) » ? Pour les lecteurs empreints de « systémique », la question est donc « comment allons-nous piloter (gérer, assister…) l’auto-développement de l’Internet » ? Je reprends, pour l’exemple, l’analogie suivante : « Comment – en tant que parents – allons-nous piloter (assister) le développement de notre enfant ? Quelles valeurs allons-nous lui transmettre ? Comment allons-nous développer ses capacité d’adaptation ?, … » Notre objectif est en effet de l’autonomiser afin qu’il puisse donner, une fois adulte, le meilleur de lui-même… Philippe GAUTIER (www.business2any.com)

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