Aller au contenu

La Cantine, c'est :

Suivez-nous sur :

Twitter Flickr Facebook Delicious FriendFeed Fil RSS Vidéos et lives de La Cantine

Aller à la navigation

Le 27 Mars 2008 de 17h45 à 20h00

Mémoire Numérique : Droit à l'oubli
Bientôt, nous serons capables de « conserver » tout ce qui passe entre notre souris et nos synapses : ce que nous avons produit, produisons ou produirons; toutes ces données, visibles ou invisibles, privées ou publiques, implicites ou explicites qui ont un dénominateur commun, l'être humain, et constituent une sorte de mémoire numérique de l'activité humaine et « méta-humaine » sur l'internet. Et si cette empreinte numérique, témoin de notre histoire et nouveau gardien de notre mémoire, venait à disparaître, que resterait-il de nos souvenirs ? De notre identité ? et si, à l'inverse nous n'étions plus capables d'oublier ? Conséquence de l'installation progressive de cette « mémoire totale », l'humain déplace ses propres limites : désormais ce sont les fonctions mémorielles – traitement, extraction, pertinence...oubli – qu'il doit réinventer.

pour télécharger un texte pouvant servir d'introduction: c'est ici

Débats sur la vie numérique

Débats sur la vie numérique

Pour vous inscrire: lvannini.ext@sofrecom.com

Introduction
Mémoire Numérique : Droit à l'oubli
 
Bientôt, nous serons capables de « conserver » tout ce qui passe entre notre souris et nos synapses : ce que nous avons produit, produisons ou produirons   ; toutes ces données, visibles ou invisibles, privées ou publiques, implicites ou explicites qui ont un dénominateur commun, l'être humain, et constituent une sorte de mémoire numérique de l'activité humaine et « méta-humaine » sur l'internet. Et si cette empreinte numérique, témoin de notre histoire et nouveau gardien de notre mémoire, venait à disparaître, que resterait-il de nos souvenirs ? De notre identité ? et si, à l'inverse nous n'étions plus capables d'oublier ? Conséquence de l'installation progressive de cette « mémoire totale », l'humain déplace ses propres limites : désormais ce sont les fonctions mémorielles – traitement, extraction, pertinence...oubli – qu'il doit réinventer.
 
Le droit à l’oubli appliqué au web (puisqu’il s’agit principalement de cet espace numérique là depuis quelques années) a été traité sporadiquement, émergeant au gré d’incidents singuliers vécus par une personne ou un petit groupe de personnes, de mouvements d’acteurs du numérique soulevant des interrogations quant à la portée de leur action sur la vie privée entre autres, ou encore lorsqu’un gouvernement fédéral exige des  Fournisseurs  d’ Accès Internet de lui livrer une année d’activité des internautes circulant via ses tuyaux pour l’aider à renforcer ses lois encadrant la pornographie (Etats-Unis).
 
Si la loi informatiques et liberté datant de 1978 a encadré en France l’application du droit à l’oubli dans une société glissant de l’informatisation à la virtualisation en passant par la numérisation, partout dans le monde des membres de réseaux sociaux, contributeurs de médias participatifs ou bloggeurs temporaires se débattent pour faire valoir ce droit devant la pertinence des machines à remonter le temps et les souvenirs que sont les moteurs de recherche, devant le silence des commerçants de données personnelles (facebook par exemple) ou les conséquences d'enquêtes peu scrupuleuses d’un ministère du logement vérifiant sur des profils de réseaux sociaux la véracité des informations déclarées par les bénéficiaires d’allocations sociales (Canada). Exercer son droit à l’oubli à cet endroit, c’est pouvoir garder la main sur ses données personnelles, les éliminer ou faire disparaitre au fur et à mesure ou exiger de ses interlocuteurs invisibles comme facebook d’effacer toute trace personnelle (ce qui peut demander du temps) ; en quelque sorte reprendre le contrôle sur la « machine », celle par laquelle, par ignorance ou faiblesse de jugement sur la portée de ses actions, nous nous déversons en grande majorité inlassablement, en toute insouciance.
 
Phénomène connexe, une forme de contradiction constituante se dresse aujourd’hui dans la montée en puissance du Web comme plateforme « première » des relations sociales, économiques ou politiques entre humains ; jamais l’intimité ne s’était dévoilée autant et avec autant de liberté ou d’impudeur (selon), suscitant notamment l’appétit (sur le web, subtilement, il est question de monétisation de l’audience) des adorateurs d’une société régie par les lois de la mercatique (ce à quoi peu de gouvernements élus en  Occident voient quelque chose à redire). Par ailleurs, rarement la censure avait atteint de telles proportions dans sa dimension « visible, sans scrupule et décomplexée », moins dans une perspective historique. Aussi, pour prendre un seul exemple, exercer son droit à l’oubli lorsque vous êtes un blogueur chinois légèrement déviant (au regard du pouvoir), c’est contourner la grande muraille de feu en utilisant des systèmes comme Picidae, créé par deux artistes suisses et qui consiste en la transformation en images navigables non traçables de sites interdits. Un réseau dans le réseau, caché du réseau. Se faire oublier en quelque sorte, pour compenser l’absence de droit lié. Par ailleurs, la question du droit à l'oubli incite à poser la question du droit à la mémoire, celui auquel n'ont pas accès 80% de la population mondiale, parce qu'ils n'ont pas accès ou un accès limité au web.
 
Enfin, si la question du droit à l’oubli se pose de plus en plus sur le web, le point d’interrogation grandit aujourd’hui simultanément en dehors de l’écran (rétention de sureté, devoir de mémoire…). Venez participer à ce débat, sans tribune, ni audience que Catherine Dufour (Ecrivain de romans de Science-Fiction), Serge Tisseron (psychiatre, psychanalyste, directeur de recherche à Paris 10) et Bernard Massip (membre de l’Association pour l'Autobiographie et le Patrimoine Autobiographique - APA) contribueront à nourrir.

pour télécharger les biographies des intervenants: http://lacantine.org//uploads/2/bios_debats_cantine_27mars.pdf

Ajouter à mail Ajouter à facebook Ajouter à twitter

Retour aux événements

Photos flickr

Commentaires

Administrator , il y a 2 ans : Sujet très intéressant. Je viendrai.
barbygere , il y a 2 ans : Bonjour, Et bien nous y serons :) Par ailleurs, je vous suggère juste pour la beauté du genre littéraire en regard à la mémoire et au droit à l'oubli (pas forcément numérique), la lecture des petites nouvelles suivantes de deux grands auteurs de la SF: ? The Man Who Never Forgot, by Robert Silverberg : http://www.scifi.com/scifiction/classics/classics_archive/silverberg5/index.html ? We can remember it for you wholesale, by Philip k Dick http://ita.extractionpoint.com/read/Dick,%20Philip%20K%20-%20We%20Can%20Remember%20It%20For%20You%20Wholesale.txt

Ajouter un commentaire :

(ne sera pas rendue publique)

Tweets

Nuage de tags