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Le 15 Juin 2011 de 12h00 à 14h00

« Les gourous des technologies américains vont dans les talk shows ; les bloggueurs iraniens vont en prison » écrit Evgeny Morozov dans un livre à contre courant, The Net Delusion. How not to liberate the World (Allen Lane, 2011). A l'occasion de sa venue à Paris, le séminaire “Sciences sociales du web 2.0 (w2s) ouvre un débat public avec Evgeny Morozov à La Cantine.

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[Séminaire W2S] Internet et démocratisation : débat avec Evgeny Morozov

[Séminaire W2S] Internet et démocratisation : débat avec Evgeny Morozov

« Les gourous des technologies américains vont dans les talk shows ; les bloggueurs iraniens vont en prison » écrit Evgeny Morozov dans un livre à contre courant, The Net Delusion. How not to liberate the World (Allen Lane, 2011). A l'occasion de sa venue à Paris, le séminaire “Sciences sociales du web 2.0 (w2s) ouvre un débat public avec Evgeny Morozov à La Cantine.

Evgeny Morozov pointe avec ironie les naïvetés de certains gourous californiens des technologies qui soutiennent sans nuances que Facebook a renversé Ben Ali et qu’il va bientôt réconcilier Israéliens et Palestiniens. Twitter a moins servi les manifestants de Téhéran qu’il n’a donné à la diaspora et aux observateurs occidentaux l’illusion de participer à une mobilisation sur laquelle ils n’avaient pas de prise. Croire qu’il suffit d’accéder à une information libre pour mettre en péril les régimes autoritaires, c’est oublier que l’information ne circule pas dans le vide mais dans un espace politique déjà structuré. Les gouvernements autoritaires savent parfois très bien utiliser les nouvelles technologies de communication. Ils peuvent même les encourager. Les traces numériques constituent pour eux un formidable outil de surveillance des cyberdissidents. Et les gouvernements autoritaires qui s’assurent le contrôle technique de l’infrastructure du réseau sur leur territoire peuvent non seulement le filtrer mais y convoyer leur propre propagande. La liberté d’expression sur Internet ne favorise pas seulement les vertueuses expressions civiques et démocratiques. Elle laisse aussi place aux mouvements nationalistes, sectaires ou terroristes et à un ensemble de courants d’opinions extrêmes, violentes ou radicales auxquelles il n’est guère donné de place même dans les médias des pays dont l’espace public est ouvert et tolérant. Plus encore, déplore Evgeny Morozov, les individus font moins usage de leur liberté sur le réseau pour s’informer et se mobiliser que pour s’amuser et consommer. Au lieu de les émanciper, Internet contribuerait à les distraire en leur faisant oublier les raisons qu’ils pourraient avoir de se révolter. Leurs engagements sur la toile se limiteraient alors à un simple « militantisme du clic » (clickactivism) qui les conduit à participer à des causes en portant des badges de soutien sur leur page Facebook, à faire quelques dons en ligne et à accepter de signer des pétitions virtuelles à condition qu’ils puissent faire tout ça installés derrière leur ordinateur, sans sortir de de chez eux.

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